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Paris Saclay: bientôt 20% de la recherche française sur un immense campus

Paris Saclay: bientôt 20% de la recherche française sur un immense campus

Paris Saclay c’est 600 000 m2 de locaux d’enseignement, de bureaux, de logements à construire d’ici 2020. «Le plus grand projet d’aménagement du territoire depuis les villes nouvelles dans les années soixante», rappelle Pierre Veltz, le président-directeur général du conseil d’administration de l’établissement public Paris Saclay, chargé par l’État de l’aménagement d’un immense territoire de 7700 hectares.

 

 PLATEAU DE SACLAY  ECOLE POLYTECHNIQUE

Une maquette du futur quartier qui va voir le jour autour de l'Ecole Polytechnique

Paris-Sud, Polytechnique, HEC...

 

Paris Saclay c’est d’abord une grande université conduite par une fondation de coopération scientifique (FCS). Le 1er janvier 2014 elle devrait regrouper 23 membre qui sont aussi bien l’université Paris-Sud (Orsay) que l’École Polytechnique, HEC ou encore le CNRS. Paris Saclay c’est ensuite un projet immobilier mené par l’établissement public Paris-Saclay. «Je suis moi-même au conseil d’administration de la FCS et mon homologue, Dominique Vernay, à notre propre conseil d’administration et les relations sont excellentes entre nous», se félicite à ce sujet Pierre Veltz, dont la mission ne se limite pas à la partie académique. «Nous devons également faire venir des entreprises et des ménages et cela ne se décrète pas», confie à ce sujet Guillaume Pasquier, le directeur général délégué de l’établissement.

 

Un retard politique

 

La bonne entente entre les acteurs du campus est d’autant plus nécessaire qu’il a un temps souffert de l’alternance politique. Le 8 novembre dernier, Geneviève Fioraso, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, relançait ainsi le projet après que le comité de pilotage ne se soit pas réuni pendant six mois. «Saclay, c’est un projet qui date des années 60, pas du précédent gouvernement», tenait-elle justement à bien affirmer, consciente des «freins qui subsistent, notamment en matière de transport».

 

La question des transports

 

S’il y a un hic dans Paris Saclay c’est bien celui des transports. Déjà, arriver aujourd’hui à l’École polytechnique ou dans les écoles aux alentours n’a rien d’une sinécure avec des bus souvent pris d’assaut. Demain ce sont 50000 personnes supplémentaires qu’il faudra amener chaque jour sur les différents sites de Palaiseau à Saclay et un territoire de 7700 hectares. À cet effet une liaison doit être réalisée entre Orly et Versailles entre 2020 et 2023, puis d’autres d’ici à 2030, pour relier tous les principaux sites.

 

Les aménagements nécessaires

 

Le rôle de l’établissement public de Paris-Saclay est d’abord d’aménager les terrains – donnés à titre gratuit par l’État - pour permettre ensuite aux acteurs universitaires et économiques de se l’approprier. «Le chantier est trop large et trop onéreux pour être laissé aux seules collectivités mais nous travaillons en concertation avec elles pour qu’elles se l’approprient peu à peu», reprend Guillaume Pasquier. «Avec les 8000 logements universitaires que nous allons construire, nous voulons aussi favoriser l’émergence de résidences mutualisées entre les différents acteurs», confie de son côté Pierre Veltz, qui veut également réfléchir à des co-locations et des habitations partagées pour un public étudiant qui sera largement composé d’étudiants en thèse. «Il y aura également des logements sociaux, de vrais quartiers vont voir le jour», explique encore Guillaume Pasquier.

 

Le financement

 

Si le foncier a été donné par l’État le seul aménagement du quartier autour de l’École Polytechnique revient déjà à 400 millions d’euros. Et on ne parle pas là des bâtiments mais uniquement des études d’impact et des grands aménagements. «En tout le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche va investir 1,5 milliard d’euros dans la construction des bâtiments et les différents autres acteurs – les universités, l’École centrale, etc. – 500 millions supplémentaires», détaille Guillaume Pasquier. S’y ajouteront de 2, 8 à 3 milliards d’euros pour les transports. Le tout sur un projet qui va durer quinze à vingt ans et regroupera à terme 20% de la recherche française.

 

source : LE MONDE


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